23 avr. 2018

Portrait franco-allemand / Heike, graphiste à Paris



Ah, la magie des réseaux sociaux ! J’ai découvert l’univers inspirant de Heike sur Instagram avant de réaliser il y a peu que nous étions voisines. Il n’en fallait pas plus pour je décide d’interviewer cette talentueuse et dynamique graphiste pour la rubrique Portraits de Bretzel & Café Crème. 
Bonne journée et viel Spaβ !

Bonjour Heike. D’où viens-tu en Allemagne ?
Heike : Je suis née à Cologne, en Rhénanie du Nord-Westphalie (3 heures et demi de Paris en Thalys).

Comment es-tu arrivée en France ?
Heike : J’étais en deuxième année de langues étrangères à la fac quand j’ai pris la décision de suivre des cours de français à l’Alliance Française à Paris pendant six mois … un séjour que j’ai prolongé:)

Ce qui t’a surpris en arrivant en France ?
Heike : La vie parisienne, sa vivacité, son rythme, son anonymat, les différences qui coexistaient, la taille énorme de cette ville. En me baladant d’un quartier à l’autre, j’avais à chaque fois des impressions de voyages lointains.

Pourquoi es-tu restée en France ?
Heike : J’étais jeune (23 ans) et j’avais besoin de me découvrir dans un nouveau cadre, de me libérer d’une image qui me collait à la peau. De me sentir libre sans être jugée au travers des yeux de ceux qui avaient l’impression de me connaître. Paris était l’endroit idéal pour cette nouvelle aventure.

Se réinventer, ça te parle ?
Heike : Oui, c’est exactement ça. En fait je me suis réinventée deux fois : une première fois au niveau personnel. Une deuxième fois il y a 8 ans, au niveau professionnel quand j’ai pris la décision de suivre une formation longue durée de PAO afin de réaliser mon rêve secret : travailler comme graphiste. Chose faite et sans aucun remord. Le projet pro a bien pris et l’affaire roule !

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Heike : Difficile à dire. Tout ce qui m’entoure… mes balades dans Paris, le design des restaurants et des boutiques, partout où l'expression artistique se manifeste. Sans oublier la déformation professionnelle de mon métier avec toujours un oeil sur  les logos : sur les camions sur l’autoroute, dans les rues parisiennes, dans des expos, …

Quel est ton quartier de prédilection à Paris?
Heike : Le quinzième arrondissement à la bordure du Champs de Mars, où j’habite. Il y a de tout : des bons commerçants, des espaces verts pour les enfants, des écoles … Un bon mélange.

Une bonne adresse à Paris ?
Heike : Les Cocottes de Christian Constant rue Saint Dominique dans le 7e.

Quelle est ta german touch ?
Heike : Haha, ma german touch ? Je pense tout simplement, ma rigueur et ma fiabilité qui sont aussi indispensables dans mon métier que ma créativité.

Quel est ton mot préféré en allemand ?
Heike : Nicht schlimm ! (pas grave) C’est le mot que mon fils a retenu de sa grand-mère, décédée quand il avait 7 ans. Un mot qui résume toute sa philosophie à la fin de sa vie.

Plutôt voiture ou vélo ?
Heike : Clairement vélo, surtout à Paris. J’adore être en vélo le soir quand la nuit est tombée et que la circulation s'est calmée. Je me sens un peu comme Alice au Pays des Merveilles sur son vélo. Et j’aime être en mouvement dès que je peux car que mon métier me contraint à la position assise pendant des heures.

Quel est ton rythme en semaine ?
Heike : Je travaille à mon compte en auto-entreprenariat. Mon fils est « grand ». Donc, aucun rythme ne s’impose de l’extérieur. Je suis une lève-tôt, qui aime travailler le jour (contrairement à de nombreux graphistes qui aiment travailler le soir ou la nuit). Après, tout dépend de ma charge de travail. Je suis capable de me mettre derrière mon ordi à 7h du matin pour finir à 20h le soir. Par contre, je ne travaille jamais après le dîner.

Quel est ton rythme le week end ?
Heike : Souvent le même que celui de la semaine ;) Soit j’ai des dossiers urgents qui m’obligent à travailler le weekend, soit je me lève tôt pour faire un footing au Champs de Mars ou pour faire un « gâteau surprise » pour le petit-déjeuner. Je me demande si je suis une hyperactive ? ;)

Es-tu connectée ?
Heike : Oui, mais pas excessivement. Je n’ai pas les applis des réseaux sur mon téléphone (sauf Instagram, que j’adore en ce moment). Du coup, ma connectivité se limite au temps que je passe devant mon ordinateur. En revanche, afin d’avoir une visibilité professionnelle, j’ai des comptes sur pas mal de réseaux.

Un secret non avoué…mais avouable ?
Heike : J’ai un faible énorme pour les glaces Berthillon, je pourrais en avaler des litres!

Quels sont tes projets, ton actualité ?
Heike : Continue dans mon métier qui est ma passion. Sinon, j’ai envie de me pencher un peu plus sur l’animation des logos, en gif. On peut faire des trucs très sympas.

Et pour conclure ?
Heike : Merci Florence de m'avoir proposé cette interview. Merci Instagram qui nous a permis de nous rencontrer d’abord virtuellement, et ensuite « en vrai ».

Mon grain de sel
Retrouvez d'autres portraits franco-allemands ici et

Mémo en V.O. : graphiste - die Grafikerin

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13 avr. 2018

Coworking Kozy et gâteau au yaourt


La semaine dernière, j’ai participé au Forum Elle Active 2018 organisé au CESE (Conseil économique social et environnemental) à Paris. Le thème cette année : se réinventer. Inutile de vous dire que ça me parle. Professionnellement mais également personnellement car avoir des ados à la maison permet de se remettre en question très très souvent. 
A l’occasion de ce forum, des rencontres avec des femmes inspirantes  : Marlène Schiappa que l’on ne présente plus, la journaliste Alix Girod de l’Ain dont je suis une grande fan mais aussi Maud Bailly dont le leitmotiv « la vie a plus d’imagination que nous » m’a bien plu ou encore Rachel Vanier à la fois romancière et directrice de la communication chez Station F. Comme quoi, avoir plusieurs jobs à la fois c’est possible et peut être même souhaitable. Un double projet de vie professionnelle : salariée au bureau entourée de collègues et  créatrice solitaire en auto-entrepreneur. Les auto-entrepreneurs, justement, Sophie Vouteau en parle dans  son livre. Pas le côté glamour (ouais j’suis à mon compte et j’bosse dans la com) mais plutôt l’envers du décor, une réalité moins pailletée. Certes, tu es libre mais il faut cumuler de très nombreuses missions pour faire bouillir la marmite. Et puis la gestion familiale, c’est Kiki le Kiki de tous les Kikis qui s’y colle surtout pendant les vacances scolaires avec intrusion des Kinder sur ton lieu de travail. J’ai tenté la pancarte « Ne pas déranger sauf si j’ai gagné au Loto ! » mais je me demande parfois s’ils savent lire. Sinon, tu es souvent seule, non pas face à la mer comme Calo et Passi,  mais face à ton ordi. Et puis, tu trouves toujours le moyen de t’interrompre pour aller lancer une machine, réaliser que tu n’as pas arrosé tes plantes depuis des lustres, démarrer ton Osso buco pour le diner,… Alors avec ma copine Sabine, indépendante également, nous avons décidé de tester le Coworking chez Kozy sur l’heure du déjeuner et l’après-midi avant de filer récupérer Bretzel Jr à l’école.
Chez Kozy, l’accueil est sympa, la musique est bonne, bonne, bonne, y a même Oscar and the Wolf dans la playlist (coeur avec les doigts), le wifi fonctionne bien et le café est relativement calme jusqu’à 15h30 (ensuite les touristes rappliquent et c’est un poil plus bruyant). Un bilan globalement positif pour cette première expérience de coworking si l'on exclut le verre d’eau que mon voisin a renversé sur mon ordi (mais pas de casse zum Glück). Concentrée, j’ai bien avancé sur mes différents  projets. A la carte pour se restaurer, des  plats salés froids et chauds (sans gluten pour certains), des boissons chaudes, des jus pressés et des pâtisseries bien tentantes dont un délicieux gâteau au yaourt à la texture extraordinaire. Cela m’a donné envie de revenir aux essentiels. Je vous propose donc aujourd’hui une bonne vieille recette kinderleicht de gâteau au yaourt réalisable par tous y compris les plus petits. Bonne journée et viel Spaβ !

1 yaourt nature 125g
2 pots de sucre
3 oeufs
3 pots de farine
1 sachet de levure chimique
1/2 pot d'huile
1 orange bio 

Préchauffez le four therm.6 (180°). Versez le yaourt dans un saladier. Ajoutez le sucre et les oeufs. Mélangez. Incorporez la farine et la levure. Mélangez. Ajoutez l'huile et le zeste d'orange et mélangez à nouveau. Beurrez un moule à cake et saupoudrez de sucre glace. Secouez pour retirer l’excédent et versez la pâte dans le moule. Enfournez pour 40 minutes environ. Le gâteau est cuit lorsque la pointe du couteau ressort sèche. Laissez reposer puis démoulez et laissez refroidir le gâteau sur une grille.

Mon grain de sel
Nous avons travaillé au Kozy Bosquet mais il existe deux autres adresses dans Paris  : Kozy Ponthieu dans le 8ème et Kozy Lafayette dans le 9ème.

Mémo en V.O. : gâteau au yaourt - der Yoghurt-Kuchen

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20 mars 2018

Tartine à la purée de noix de cajou truffée



Aujourd’hui, c’est le printemps. Bientôt, il fera beau, il fera chaud (mais si, il faut y croire!). Alors, en prévision de ces belles journées printanières, je vous propose une nouvelle recette surfant sur la tendance du snacking de luxe. Dans le colis reçu de Truffières de Rabasse, un pot de noix de cajou truffées dont je me suis servie pour réaliser cette tartine santé. Une tartine salée à servir froide avec une salade pour un déjeuner vegan et léger. 
Bonne journée les amis et viel Spaβ !

2 tranches de pain de campagne 
100g de noix de cajou truffées
2 c.s d’huile d’olive
1 pincée de sel
Ciboulette
Graines de grenade 
Radis roses

Mixez les noix de cajou avec l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une purée lisse. Passez les tranche de pain au toaster. Laissez refroidir avant de les tartiner de purée de noix de cajou truffée. Déposez sur chaque tranche votre garniture au choix : tranches de radis, graines de grenade, ciboulette ciselée… Accompagnez cette tartine d’une salade verte.

Mon grain de sel
Et si vous souhaitez affûter vos recettes à l'approche de Pâques, je vous conseille le gâteau en forme d'agneau pascal... (attention, le moule adéquat est un prérequis).

Mémo en V.O. : noix de cajou - die Cashewnuss

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6 mars 2018

Strammer Max truffé



Aujourd’hui en cuisine, une recette surfant sur le franco-allemand avec un Strammer Max de luxe! Le Strammer Max est un classique du snacking allemand, réputé efficace pour les lendemains de fête difficiles…
Ce sandwich aux allures de croque-monsieur ou plutôt de croque-madame (référence à l’oeuf au plat), je l’ai revisité grâce un petit pot de carpaccio de truffes noires reçu de Truffières de Rabasse. Voici pour vous la recette de ce Strammer Max en mode truffe. Une tartine salée à servir chaude à l’heure du brunch ou du lunch. Bonne journée  et surtout viel Spaβ !

Pour 4 personnes
4 tranches de pain de campagne type pain Poilâne
4 tranches de jambon blanc
50g  de beurre salé
100g de fromage tranché type Comté ou Bergkase
4 oeufs
4 cornichons
Sel et poivre

Passez les tranches de pain au toaster avant de les tartiner de beurre  sur une face. Déposez sur chaque tranche de pain des lamelles de fromage puis une tranche de jambon. Faites fondre du beurre dans une poêle. Lorsque le beurre est fondu, cassez les oeufs, salez, poivrez puis répartissez les lamelles de truffes sur chaque oeuf.  Laissez cuire 2 à 3 minutes. Faites glisser l’oeuf truffé sur la tartine à l’aide d’une spatule. Disposez les cornichons coupés en morceaux et dégustez avec une salade de mâche aux pignons.

Mon grain de sel
Pour les adeptes, une autre recettes à la truffe avec ma tarte soleil à la crème de truffe noire.

Mémo en V.O. : truffe noire - der schwarze Trüffel

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6 févr. 2018

Banana Bread comme chez O Coffeeshop


A Paris, le 15ème n’est pas un quartier branché, on en a déjà parlé ici. N’empêche que nous avons… O Coffeeshop! Adresse suffisamment hype pour que les journalistes, critiques et autres bloggers food de la rive droite se déplacent et se fendent d’un papier sur le sujet. Perso, j’aurais tendance à dire « vivons heureux, vivons cachés » mais il fallait que je vous parle de l’accueil trop sympa, du cappuccino qui passe crème et du banana bread carrément au top. Servi légèrement toasté, imaginez la noisette de beurre fondant sur le Bananabread encore tiède. Le bonheur ! Cette histoire de cake à la banane ayant tourné à l’obsession, j’ai fait et refait la recette pour tenter d’obtenir la même texture  : hyper moelleuse mais qui ne parte pas en cacahuètes quand tu mets la tranche dans le toaster. Bref, voilà ma recette… Bonne journée et viel Spaβ !

3 bananes mûres
150g de sucre
1 c.s de mélasse noire
125g de beurre à température ambiante
1 c.s de pavot moulu
2 oeufs
1 c.s de rhum
1 c.c de cannelle
1/2 sachet de levure chimique
200g de farine d’épeautre
1 pincée de sel

Préchauffez le four therm.6 (180°). Mélangez le beurre et le sucre. Ajoutez la mélasse et les oeufs. Ecrasez les bananes à la fourchette et incorporez au mélange. Ajoutez le rhum. Dans un autres saladier, mettez les ingrédients secs : farine, sel, levure, cannelle et pavot moulu. Versez le mélange liquide sur le mélange sec et remuez (mais pas trop). Versez la pâte dans un moule à cake beurré et fariné. Mettez au four pour 40 minutes environ. Vérifiez la cuisson en plantant la pointe d’un couteau dans le gâteau (elle doit ressortir sèche). Laissez tiédir avant de démouler puis laissez refroidir sur une grille à pâtisserie.

Mon grain de sel
Je suis la seule à manger du Bananabread au petit-déjeuner (les enfants préférant de loin les pains au lait industriel grrrr). Du coup, je le tranche une fois qu’il a refroidi et je le congèle. Le matin, une tranche dans le toaster et le tour est joué!

Mémo en V.O. : mélasse de sucre de canne - 
die Zuckerrohr Melasse

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